Comme chaque année, des cris de joie, l’euphorie et autres célébrations festives ont animé les villes et villages, quelques instants après la disponibilité des résultats officiels de l’examen de baccalauréat session 2026 au Cameroun. Un ouf de soulagement dans les cœurs, qu’importe la mention obtenue. Le zèle soudain observé chez les jeunes, traduit la fin d’un cycle. C’est celui du secondaire, avec son cursus d’une durée de sept ans, pour les élèves brillants, moins pour les apprenants doués, et plus pour ceux qui ont pour une raison ou une autre, ont connu un échec.
C’est aussi la fin d’un cycle, dont les contraintes, ont souvent fait penser à plusieurs élèves, qu’ils ne sont pas toujours différents de leurs cadets du primaire. Mieux, qu’ils sont «prisonniers» au regard des sanctions prévues par le règlement intérieur de l’établissement en cas d’infractions. En dehors de la tenue, l’apparence physique doit être soignée, de manière naturelle: Tête coiffée sans extravagance; un visage dépourvu de maquillage, et autre artifice pour les filles; pas d’objets précieux, juste une montre-bracelet, et surtout pas de téléphone portable, à l’ère des réseaux sociaux.
Aujourd’hui, un nouveau chapitre s’ouvre pour les candidats déclarés admis. Il paraît moins contraignant, à première vue. Mais, en réalité, et en toute honnêteté, il est le plus difficile. Seulement, dans l’euphorie, il est peu aisé de percevoir le fond du cycle supérieur qui accueille les bacheliers. La plupart d’élèves au secondaire se contentent du verrou, quasi-absent dans ce nouveau cycle. Peut-être à raison.
Au supérieur, on regarde moins l’apparence physique et d’autres détails souvent entendus. Reste que la complexité de ce niveau est ailleurs. Le bachelier doit savoir ce qu’il va y chercher. En clair, le «bleu» qu’il est, doit savoir dqns quelle université publique ou privée, il va suivre les études? Dans quelle filière souhaite-t-il, s’inscrire ? Comment faire pour présenter le concours d’entrée dans une école spécialisée? la préparation…?
À ces questions, il faut étudier la faisabilité, les moyens matériels et ou financiers à mobiliser, tenir compte des règles non écrites, et autres réalités. Il faut surtout se lever tôt, être attentif, humble et surtout vigilant pour éviter de tomber dans le piège de la facilité. C’est la première étape.
PRIB



