Des effondrements deviennent récurrents dans la cité capitale économique, malgré des alertes des populations et des actions menées par la Mairie de la ville.
À Douala, habiter près d’un immeuble en chantier et ou achevé préoccupe, au regard de la menace qui grandit. L’effondrement d’un R+2 au quartier Bonamoussadi, dans la nuit du 10 au 11 juillet est encore présent dans les esprits. Le drame a fait sept mort, selon un bilan dressé par la Mairie de la ville. Six autres victimes, extraites elles aussi des décombres, reçoivent des soins dans des formations hospitalières, renseigne le maire de la ville, Roger Mbassa Ndine.
L’effondrement de l’immeuble à Bonamoussadi dont les causes n’ont pas encore été révélées, s’ajoute à un autre survenu le 3 juin au quartier Bepanda. Il s’agissait d’un immeuble R+3 en construction. Une personne y a trouvé la mort dans cet incident, renseigne Roger Mbassa Ndine, qui déplore le non-respect par le propriétaire de l’édifice, des mesure conservatoires, prises par la Marie de la ville.
Incivisme et inerrtie
Ces deux effondrements enregistrés en l’espace d’un mois dans la ville, remettent sur la table, la question du respect des règles d’urbanisme et de sécurité. Des immeubles continuent de pousser sur des espaces en violation de la réglementation en vigueur. En 2020, la Mairie de la ville, déclarait sur environ un million d’immeubles érigés à Douala, moins de 100.000 disposaient d’un permis de construire et d’un titre foncier. Soit seulement 10%.
Dans les quartiers, des campagnes de sensibilisation, de régularisation et de contrôle se multiplient. Des immeubles épinglés très souvent en chantier, ou à l’abandon, reçoivent des marques et même des scellés. Mais rien n’y fait. Les travaux y continuent très souvent sous le regard impuissant des populations.
PRIB



