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lundi, 6 avril, 2026

Révision de la constitution : Pour Jean Patrice Etonde Etonde, le Cameroun fait un grand bon vers l’arrière 

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L’ancien candidat à l’élection présidentielle et président du parti Dreamers,  soutient que l’introduction d’un pose de vice-président viserait à rompre ce lien essentiel entre le peuple et l’exercice du pouvoir exécutif.

Un poste de vice-président au Cameroun nommé par le chef de l’État, Jean Patrice Etonde Etonde, ne se l’entend pas dire. L’ancien candidat à l’élection présidentielle, est préoccupé par la révision de la constitution. 

Pour le président de Dreamers, «Une telle évolution institutionnelle soulève des interrogations majeures quant au respect du principe fondamental de légitimité démocratique, une chose qui nous semblait acquise ici au Cameroun». Aujourd’hui, poursuit l’homme politique, «Nous venons de faire un grand bond en arrière. Dans la plupart des démocraties présidentielles modernes, le vice-président est élu conjointement avec le président, garantissant ainsi une légitimité directe issue du suffrage universel, mais certaines personnes sans fondement solide et n’ayant rien de concret à proposer aux Camerounais préfèrent de tels tripatouillages».

Dans l’analyse qu’il mène, Jeanine Patrice Etonde Etonde croit savoir que l’introduction d’un vice-président désigné par nomination, reviendrait à rompre ce lien essentiel entre le peuple et l’exercice du pouvoir exécutif. «Toute réintroduction de ce poste doit répondre à un impératif supérieur de renforcement démocratique et non à des considérations de convenance politique circonstancielle d’une petite bourgeoisie cherchant à conserver des privilèges indûment acquis».

Jean Patrice Etonde Etonde, croit savoir que le mécanisme de succession présidentielle constitue un pilier de la stabilité de toute République. Lorsqu’il devient susceptible d’être influencé de manière unilatérale, le risque est grand de voir s’installer une logique de continuité politique artificielle, au détriment de l’expression souveraine du peuple camerounais. 

Pour éviter d’éventuelles retombées en défaveur du peuple, l’homme politique met en avant la question du Diablo national inclusif, qui se veut transparent et responsable. Aussi est-il convaincu que «La Constitution ne saurait être perçue comme un instrument d’opportunité politique pour certains acteurs du régime en place, mais comme la garantie durable de l’équité institutionnelle et de la confiance publique».

Jean Patrice Etonde Etonde pense que le Cameroun mérite une gouvernance fondée sur la compétence, la responsabilité et la légitimité populaire. Notre démocratie doit se consolider par le renforcement des mécanismes de transparence, d’équilibre des pouvoirs et de participation citoyenne.

PRIB

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