<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Littérature - Cameroon Today</title>
	<atom:link href="https://cameroontoday.net/tag/litterature/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://cameroontoday.net/tag/litterature/</link>
	<description>Le Cameroun comme il se porte aujourd&#039;hui...</description>
	<lastBuildDate>Tue, 14 Jul 2026 04:43:52 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0.1</generator>

<image>
	<url>https://cameroontoday.net/wp-content/uploads/2025/09/cropped-logo-ct-32x32.png</url>
	<title>Archives des Littérature - Cameroon Today</title>
	<link>https://cameroontoday.net/tag/litterature/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Merveiline Tapi «L’éditeur est un passeur de textes»</title>
		<link>https://cameroontoday.net/merveiline-tapi-lediteur-est-un-passeur-de-textes/</link>
					<comments>https://cameroontoday.net/merveiline-tapi-lediteur-est-un-passeur-de-textes/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Prib]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jul 2026 04:43:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Auteur]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Éditrice]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[Merveiline Tapi]]></category>
		<category><![CDATA[Patrice Nganang]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://cameroontoday.net/?p=3250</guid>

					<description><![CDATA[<p>Journaliste, et écrivaine, elle pose un regard sur l’industrie du livre au Cameroun À quand remonte votre dernière lecture d’un ouvrage ? Il y a quelques semaines. Il s&#8217;agit de «&#160;Le&#160;Principe dissident&#160;», de Patrice Nganang publié en 2005 par les Éditions Interlignes à Yaoundé. C&#8217;est un essai politique et un pamphlet dans lequel l’auteur critique [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://cameroontoday.net/merveiline-tapi-lediteur-est-un-passeur-de-textes/">Merveiline Tapi «L’éditeur est un passeur de textes»</a> est apparu en premier sur <a href="https://cameroontoday.net">Cameroon Today</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Journaliste, et écrivaine, elle pose un regard sur l’industrie du livre au Cameroun</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À quand remonte votre dernière lecture d’un ouvrage ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a quelques semaines. Il s&rsquo;agit de «&nbsp;Le<em>&nbsp;Principe dissident</em>&nbsp;», de Patrice Nganang publié en 2005 par les Éditions Interlignes à Yaoundé. C&rsquo;est un essai politique et un pamphlet dans lequel l’auteur critique le régime en place et réfléchit sur le rôle de l&rsquo;écrivain dans la société. Comme le décrit un article trouvé en ligne, ce livre est «&nbsp;<em>un pamphlet qui ne se lit pas avec les yeux de la tête</em>&nbsp;» et où l&rsquo;auteur «&nbsp;<em>roule à contre-courant de la vague des prédateurs de notre pays</em>&nbsp;». Dans cet essai, Nganang affirme notamment qu&rsquo;il «&nbsp;<em>n&rsquo;écrit donc pas pour plaire au roi&nbsp;</em>» et qu&rsquo;il ne pratique pas «&nbsp;<em>l&rsquo;écriture de la flagornerie banale</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pensez-vous que le livre se lise encore de nos jours au Cameroun ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que les données disponibles ne permettent pas de quantifier précisément les habitudes de lecture au Cameroun, mon expérience personnelle me donne de croire que les Camerounais sont de véritables passionnés de littérature. Leur principal frein réside toutefois dans un pouvoir d&rsquo;achat limité, ce qui explique le faible volume d&rsquo;achats de livres.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Qui peut écrire un livre ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ici, on a cette idée reçue que l&rsquo;écriture est réservée à une élite, à ceux qui ont fait de grandes écoles ou qui portent des cravates. Mais la vérité, c&rsquo;est qu&rsquo;écrire, c&rsquo;est à la portée de tous. Tu peux être enseignant, commerçant, ou même vendeur à la sauvette : si t&rsquo;as une histoire qui te brûle les lèvres, tu peux l&rsquo;écrire. Ce qui fait qu&rsquo;un texte devient littérature, ce n&rsquo;est pas son genre ou son support, c&rsquo;est cette étincelle, cette beauté qui te prend aux tripes quand tu le lis. Pas besoin d&rsquo;être quelqu&rsquo;un d&rsquo;important pour ça.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment on produit un livre au Cameroun ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Produire un livre au Cameroun, les grandes étapes sont les mêmes qu&rsquo;ailleurs. Mais concrètement, un auteur a plusieurs options devant lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;abord, il y a le compte d&rsquo;éditeur. Vous soumettez votre manuscrit à une maison d&rsquo;édition. Si le texte est sélectionné, l&rsquo;éditeur prend en charge tous les frais : fabrication, promotion, diffusion. En retour, vous touchez un pourcentage sur les ventes, généralement entre 8 et 10%. C&rsquo;est le modèle classique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, il y a le compte d&rsquo;auteur. Là, c&rsquo;est vous qui financez tout. L&rsquo;éditeur devient un prestataire technique : il s&rsquo;occupe de la mise en page, de l&rsquo;impression, mais il ne prend aucun risque sur le contenu. L&rsquo;avantage, c&rsquo;est que vous gardez tous vos droits et que vous récupérez une part bien plus importante des recettes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais franchement, au Cameroun, ces deux modèles posent souvent problème. Le compte d&rsquo;éditeur, c&rsquo;est beau sur le papier, mais dans la réalité, les contrats sont parfois flous et les engagements pas toujours tenus. Le compte d&rsquo;auteur, lui, demande des moyens que tout le monde n&rsquo;a pas. C&rsquo;est pour ça que je préfère une troisième voie : ce que j&rsquo;appelle le contrat d&rsquo;accompagnement. C&rsquo;est une approche que je compte proposer très bientôt avec ma propre maison d&rsquo;édition. L&rsquo;idée, c&rsquo;est d&rsquo;être vraiment aux côtés de l&rsquo;auteur, de le soutenir à chaque étape, et pas juste de signer un contrat et de disparaître.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelles conditions doit réunir un auteur (débutant) pour voir son œuvre produite sans heurt ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour un auteur qui débute, le rêve, c&rsquo;est souvent de séduire un éditeur et de décrocher un compte d&rsquo;éditeur. Mais il faut aussi savoir que l&rsquo;auto-édition est une option, à condition de bien s&rsquo;y préparer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si vous visez le compte d&rsquo;éditeur, sachez qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de secret : la qualité de votre manuscrit est primordiale. Les maisons d&rsquo;édition reçoivent des centaines, voire des milliers de textes chaque année. Elles n&rsquo;ont tout simplement pas le temps de faire un retour personnalisé à chaque auteur déçu. Votre texte doit donc être abouti, bien écrit, et surtout correspondre à ce que recherche la maison que vous visez. Ne négligez pas ce dernier point : chaque éditeur a ses lignes éditoriales, ses goûts, ses collections.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si vous optez plutôt pour l&rsquo;auto-édition ou le compte d&rsquo;auteur, préparez-vous à investir, et pas seulement financièrement. L&rsquo;écriture, ce n&rsquo;est que la première étape. Ensuite, il faut penser à la correction, à la mise en page, à la couverture, et surtout à la promotion et à la diffusion. Parce qu&rsquo;un livre, aussi bon soit-il, s&rsquo;il n&rsquo;est pas visible, personne ne le lira. Et ça, c&rsquo;est un travail de tous les instants.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sur quels critères principaux édite-t-on un ouvrage ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est simple : il [l’éditeur] regarde la qualité du texte, bien sûr. Mais il regarde aussi si le livre peut se vendre. L&rsquo;éditeur, c&rsquo;est un «<em>passeur de textes</em>» Il lit, il évalue, il se demande : «<em>Est-ce que ce projet a ce qu&rsquo;il faut pour exister, pour toucher des lecteurs, pour vivre ?</em>» Et il ne prend pas cette décision à la légère, parce qu&rsquo;il met de l&rsquo;argent dans l&rsquo;aventure. Il paie la fabrication, la promo, la diffusion. Alors avant de se lancer, il doit être convaincu que le livre en vaut la peine et qu&rsquo;il y a un public pour l&rsquo;accueillir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sur une échelle de 0 à 20, à quel niveau placez-vous la production littéraire au Cameroun ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne me sens pas en droit de donner une note, parce que je n&rsquo;ai tout simplement pas les éléments pour le faire. Les résultats de recherche ne m&rsquo;ont pas fourni de données qualitatives ou quantitatives sur la production littéraire camerounaise. Alors attribuer un chiffre serait, à mon sens, une erreur et un manque de respect envers les auteurs et les éditeurs qui travaillent dur. Je préfère donc m&rsquo;abstenir et reconnaître humblement que je ne sais pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les maisons d’édition mettent très souvent au choix de l’auteur, plusieurs types de collaborations. Quelle nuance faites-vous entre le compte auteur, le compte éditeur et l’accompagnement ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour bien comprendre les différentes voies qui s&rsquo;offrent à un auteur, il faut distinguer trois modèles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le compte d&rsquo;éditeur, c&rsquo;est le modèle classique. L&rsquo;éditeur prend tout en charge : fabrication, promotion, diffusion. En échange, vous lui cédez une partie de vos droits, et il vous reverse un pourcentage sur les ventes, généralement entre 8 et 10%&nbsp;. Mais attention, la sélection est très rude. Les maisons reçoivent des milliers de manuscrits, et seuls quelques-uns sont retenus&nbsp;.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le compte d&rsquo;auteur, c&rsquo;est une tout autre logique. Ce n&rsquo;est pas un contrat d&rsquo;édition, c&rsquo;est un contrat de service&nbsp;. Vous payez l&rsquo;éditeur pour qu&rsquo;il s&rsquo;occupe de la mise en page, de l&rsquo;impression, et parfois de la correction. Vous gardez l&rsquo;intégralité de vos droits et vous touchez la majeure partie des recettes, mais vous supportez tout le risque financier. L&rsquo;éditeur, lui, ne sélectionne pas votre texte : il le prend en charge contre rémunération, point barre&nbsp;.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis, il y a l&rsquo;accompagnement. Ce terme peut sembler flou, mais il désigne une approche plus récente. Concrètement, l&rsquo;accompagnement éditorial, c&rsquo;est un suivi personnalisé : on vous aide à affiner votre manuscrit, à améliorer sa structure, à préparer la couverture, à gérer la promotion… tout en vous laissant maître de votre œuvre&nbsp;. C&rsquo;est une voie qui peut ressembler à une prestation de services, comme dans le compte d&rsquo;auteur, mais avec une vraie dimension humaine et un engagement sur la durée&nbsp;. Certaines maisons l&rsquo;associent à des plateformes d&rsquo;auto-édition qui proposent des services payants pour guider l&rsquo;auteur pas à pas&nbsp;. L&rsquo;idée, c&rsquo;est de ne pas laisser l&rsquo;auteur seul, tout en lui donnant les clés pour réussir&nbsp;.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Après une carrière d’auteure, mûrie, peut-on être riche financièrement derrière un livre&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La question revient souvent : peut-on s&rsquo;enrichir en écrivant ? La réponse est nuancée. Oui, certains auteurs y parviennent, mais ils sont très rares. Pour l&rsquo;immense majorité des écrivains, les revenus générés par les livres sont loin d&rsquo;être suffisants pour en vivre confortablement. C&rsquo;est un métier où le cœur prime sur le portefeuille. Les vrais succès financiers, ceux qui font la une des médias, ne concernent qu&rsquo;une infime partie des auteurs. Pour les autres, écrire reste un acte de foi, un engagement personnel, bien plus qu&rsquo;une source de richesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aujourd&rsquo;hui vous travaillez sur un projet de création de votre maison d’édition. Pouvez-vous revenir sur vos motivations ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai plusieurs motivations profondes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;abord, il y a ce désir d&rsquo;être un «<em>passeur de textes</em>». Cette envie de dénicher des pépites, de découvrir des auteurs qui ont des choses à dire, et de les aider à être lus. Un peu comme un explorateur qui trouve des trésors cachés et qui veut les partager avec le monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, il y a un besoin d&rsquo;indépendance. Je ressens le besoin de sortir des sentiers battus, de créer ma propre espace, avec mes propres couleurs, ma propre ligne éditoriale. Loin des circuits traditionnels qui ignorent souvent les talents locaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis, il y a cette ambition plus grande : dynamiser le paysage littéraire camerounais. L&rsquo;idée que la littérature locale mérite d&rsquo;être portée, valorisée, rayonnée. Pas seulement pour faire vendre des livres, mais pour participer à une aventure culturelle, pour donner une voix à ceux qui en ont besoin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À quoi doit s’attendre la communauté littéraire d’ici et d’ailleurs derrière ce projet ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que la communauté littéraire peut attendre de ce projet, c&rsquo;est avant tout une bouffée d&rsquo;air frais dans le paysage éditorial camerounais. Concrètement, voici ce que nous voulons offrir :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des voix nouvelles</strong>&nbsp;: Pas des textes formatés, pas des copier-coller. De vraies histoires, venues de talents locaux, des plumes qui ont des choses à dire et qui méritent d&rsquo;être entendues.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un vrai cadre pour les auteurs</strong>&nbsp;: Pas juste un contrat qu&rsquo;on signe et qu&rsquo;on oublie. Un accompagnement sur mesure, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;un compte d&rsquo;éditeur où on prend tout en charge, ou d&rsquo;un compte d&rsquo;auteur où on vous aide à porter votre projet.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un rayonnement pour notre littérature</strong>&nbsp;: Faire connaître les auteurs camerounais ici, chez nous, mais aussi ailleurs, pour que nos histoires voyagent et qu&rsquo;on soit fiers de notre culture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond, c&rsquo;est simple : un projet éditorial, quand il est porté par des gens qui y croient vraiment, ça peut changer des vies. Pas seulement celles des auteurs, mais toute une culture. Et c&rsquo;est notre plus grande ambition.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>PRIB</strong></p>
<p>L’article <a href="https://cameroontoday.net/merveiline-tapi-lediteur-est-un-passeur-de-textes/">Merveiline Tapi «L’éditeur est un passeur de textes»</a> est apparu en premier sur <a href="https://cameroontoday.net">Cameroon Today</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://cameroontoday.net/merveiline-tapi-lediteur-est-un-passeur-de-textes/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
