Dans un communiqué rendu public jeudi, 12 février, le patronat promet une suspension temporaire des levées de déclaration d’importation et d’exportation, ainsi des déclarations en douane en l’absence d’une issue définitive.
Le Groupement des entreprises du Cameroun ( Gecam) regrette l’atmosphère de crise liée aux opérations de scanning des marchandises, qui prévaut au Port autonome de Douala (Pad) depuis le début de l’année en cours. Le patronat dénonce une situation inédite et inacceptable dont les incidences affectent les entreprises et l’économie camerounaise.

Selon son président, Célestin Tawamba, la crise en question est à l’origine : «Du rallongement des délais de passage portuaire, de l’augmentation des coups de passage du fait de la double facturation systématique des prestations de scanning et des surcoûts logistiques y afférents, les ralentissements des productions subséquents et risques de rupture d’approvisionnement de certains produits sur le marché, la baisse de la compétitivité de la place portuaires, poumons essentiel de l’économie, la paralysie totale des opérations de dédouanement et d’embarquement des marchandises au Pad ces derniers jours, la détérioration majeure de l’environnement des affaires ».
Dans sa démarche, le Gecam entrevoit une suspension temporaire des levées de déclaration d’importation et d’exportation, ainsi des déclarations en douane en l’absence d’une issue définitive. En termes de solution, le patronat exige : « La normalisation immédiate de la situation en consacrant une seule opération de scanning et de paiement, la mise en place d’une commission mixte (Administration – Secteur privé) chargée d’évaluer les surcoûts subis par les entreprises et de procéder au remboursement intégral, le gel des augmentations tarifaire décidées par le Pad jusqu’à l’évaluation de l’impact sur les coûts de passage et de leur incidence sur les entreprises».
R.I




