C’est le résultat d’une enquête menée du 15 au 31 mai 2024, et dont les résultats obtenus ont été dévoilés par la Fao et le Minepia, mardi, 2 décembre à Yaoundé.
Au Cameroun, la production de la pêche artisanale crevettière est estimée à 6000 tonnes par an. C’est le résultat d’une enquête cadre et socio-économique menée du 15 au 31 mai 2024 sur la pêche artisanale maritime crevettière au Cameroun. D’après cette étude réalisée dans le cadre du projet Fish4acp, la valeur économique se chiffre à 30 milliards Fcfa. Les résultats de cette enquête ont dévoilé mardi, 2 décembre 2025 Yaoundé par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), en partenariat avec le Ministère de l’élevage, des pêches et industries animales (Minepia).

Financée par l’Union européenne et le Ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement (Bmz), l’enquête a couvert 154 campements le long de la façade maritime camerounaise, après une pré-enquête et la formation des équipes.
Les résultats confirment le rôle central du département du Ndian, véritable épicentre de la production, avec 49 campements sur les 77 pratiquant la pêche crevettière et près de 70 pour cent des engins de pêche concentrés dans cette zone. Au total, 11 174 acteurs ont été recensés, dont 89 pour cent maîtres pêcheurs et aides, utilisant 22 922 engins, dominés par les filets mousgoums et maillants.
L’étude en question révèle aussi que les captures varient selon les saisons. Elles sont faibles de décembre à avril, moyennes en mai, juin et novembre, et maximales de juillet à octobre. Selon l’enquête, le fumage reste la principale technique de transformation, souvent sans tri préalable, notamment dans le Ndian et le Wouri. «Ces données inédites sont essentielles pour structurer la filière crevettes et renforcer sa compétitivité sur le marché national et international», a déclaré Dr Antonio Querido, le représentant de la Fao au Cameroun.
Cette étude recommande de promouvoir l’entrepreneuriat et d’investir dans la formation des jeunes aux métiers de la pêche afin de garantir une relève qualifiée et dynamique. Raymond Lataste de l’Union européenne au Cameroun, pour sa part, a fait savoir qu’«En soutenant cette enquête, nous réaffirmons notre engagement à promouvoir une pêche durable et à renforcer la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des communautés côtières du Cameroun».
R.I




