Dans une interview diffusée sur Prc Tv vendredi, 5 décembre, le ministre de l’administration territoriale explique que le défunt s’était toujours retrouvé du mauvais côté.
Pour Paul Atanga Nji, Anicet Ekane, n’est pas un héros, encore moins un martyr, comme décrit par des internautes et homme politique depuis l’annonce de son décès lundi, 1er décembre 2025, alors qu’il était en détention à Yaoundé. Le ministre de l’Administration territoriale l’a révélé dans une interview diffusée sur Prc Tv, vendredi, 5 décembre.
Au sujet de Anicet Ekane, qu’il dit avoir connu et même côtoyé, Paul Atanga Nji, parle d’un accident de parcours. «Il faut éviter des amalgames en disant que c’est un martyr. Non. C’est Jésus qui est mort, je précise bien pour sauver l’humanité. Il n’a pas demandé à quelqu’un de violer les lois de la République. Quand il y a un accident de parcours, on dit que c’est un héros, c’est un martyr. Il n’est ni l’un, ni l’autre», fait savoir Paul Atanga Nji.
Dans cet échange accordé au journaliste Jean Atangana, le Minat, révèle aussi avoir attiré l’attention du défunt pour un retour à de meilleurs sentiments. «J’ai prévenu Ekane Anicet. Vous (Ekane) dans toute votre vie, vous vous êtes retrouvé du mauvais côté. Le côté où on casse, le côté où on brûle, on pille, on vandalise, on ébranle la République. À un certain âge, il faut changer», ajoute Paul Atanga Nji.
Des avis que ne partagent pas certains acteurs politiques et internautes. Sur les réseaux sociaux, des publications se multiplient pour décrier cette sortie de Paul Atanga Nji, au moment où l’émotion est encore vive. En plus des hommages, des manifestations initiées par la famille du défunt, et d’autres acteurs se multiplient pour demander justice.
Décédé à 74 ans, Anicet Ekane avait été interpellé le 24 octobre dernier à Douala puis conduit au secrétariat d’État à la défense (Sed) à Yaoundé. Son état de santé déjà fragile s’est dégradé entraînant son décès.



