Le président du Spic Littoral, revient sur cet événement organisé à Douala, dans le cadre de la journée mondial de la liberté de la presse.
Des jours après la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, quel commentaire fait le Spic Littoral sur la Semaine du syndicalisme agissant dans les médias ?
La première édition de la Semaine du syndicalisme agissant dans les médias, tenue du 25 avril au 03 mai 2026, a globalement été un succès. Les objectifs ont été atteints à environ 75 %, voire 80 %. Comme le prévoyait le programme, nous avons fait un don aux pensionnaires de l’orphelinat La Compassion ; nous avons visité plusieurs rédactions de la ville de Douala dans le cadre de notre média-tour ; nous avons rencontré quelques autorités de la ville qui ont répondu favorablement à nos correspondances. Le 2 mai, à la Bourse du travail au quartier Mboppi, 35 camarades du Spic ont participé à l’atelier de formation sur la « Souveraineté narrative et traitement de l’information dans les médias en période de médiation », organisé en partenariat avec le Lab’ The Okwelians Think-Do Tank. Cette session, animée par Dr Faty-Myriam Mandou Ayiwouo et Diane Audrey Ngako, a été très appréciée par les confrères, qui en redemandent. Ils ont appris à déconstruire le regard des médias occidentaux sur l’Afrique et à mettre en avant un narratif souverain. Le dimanche 03 mai, nous avons eu un match amical contre les vétérans de Sadifoot, qui s’est soldé par 3 buts à 2 en faveur de nos « adversaires ». Un match retour est prévu dans les prochaines semaines. À la mi-temps, nous avons observé une minute de silence en mémoire des confrères disparus ces derniers mois. Juste après, le secrétaire régional à la communication et aux alertes du Spic, Armand Rodolphe Djaleu, a lu la déclaration nationale du Spic qui dresse l’état des lieux de la liberté de la presse au Cameroun, non sans relever les nombreuses violations des droits des professionnels de l’information et de la communication recensées par le Spic.
Quels retours avez-vous de cette première édition de cette activité initiée par le SPIC Littoral ?
La première édition de la Semaine du syndicalisme agissant dans les médias a eu un écho retentissant. Près d’une semaine après, les feedbacks pleuvent. D’aucuns nous félicitent, d’autres nous font des suggestions et des remarques pour améliorer nos prochaines initiatives. C’est vraiment encourageant de savoir que les gens nous regardent. Cela nous met une sacrée pression et nous invite à être plus exigeants envers nous-mêmes. Surtout à être aux côtés des camarades, à trouver des solutions aux problèmes qu’ils rencontrent. C’est ce que nous faisons. Nous restons à l’écoute de nos membres sans discrimination, recueillons tous les avis et les critiques pour les transformer en succès.
Au lendemain de cette journée, quelle suite doit-on attendre du Spic Littoral ?
Des idées bouillonnent dans nos têtes, presque tous les camarades nous font des propositions. C’est un signe qu’ils veulent que notre mandat soit une réussite. Nous avons des membres dormants que nous devons convaincre. Et c’est ce que nous allons faire. Ce qu’il faut retenir dans l’immédiat, en attendant les innovations qui sont en train d’être affinées et que vous aurez l’occasion d’apprécier le moment venu, c’est que nous aurons un atelier de formation par trimestre sur des sujets qui concernent la corporation. Comme je l’ai dit plus haut, nous restons à l’écoute de nos membres. Ne vous en faites pas, le Spic Littoral n’a pas l’intention de faire du suivisme. C’est tout ce que je peux dire pour le moment.
PRIB



