Le projet financé par l’Union européenne et mis en œuvre par la Fao en partenariat avec les gouvernements de ces pays, constitue une réponse concrète aux enjeux.
À Douala, des experts mènent des réflexions depuis jeudi, 29 janvier 2026, sur la gestion de la transhumance transfrontalière. Réunis à la faveur d’un atelier intersectoriel consacré à cette gestion entre le Cameroun, le Tchad et la République centrafricaine, ces professionnels de la pêche, des industries animales, de l’élevage et des forêts, travaillent dans le cadre du Projet d’appui à la régulation de la transhumance transfrontalière (Parttrac).

Le Parttac financé par l’Union européenne et mis en œuvre par la Fao en partenariat avec les gouvernements concernés, constitue une réponse concrète à ces enjeux. À en croire les experts, il est question de construire une transhumance apaisée pour préserver les aires protégées en Afrique centrale. Les travaux qui s’achèvent ce vendredi, 30 janvier se déroulent sous la direction du directeur des pâturages, de l’alimentation, et des infrastructures d’élevage, au Minepia, représentant le patron de département ministériel.
Sur la même table, des responsables de la Fao, du projet Parttac, et du Centre pour le dialogue humanitaire. «L’objectif est d’améliorer sa qualité et de garantir sa cohérence avec les défis réels de nos pays et de la sous-région. Cet exercice sera répliqué au Tchad et en République centrafricaine, avant une validation au niveau sous-régional envisagée à N’Djamena dans les prochaines semaines», explique Annie Claire Ongla représentante du Minepia.
La transhumance transfrontalière constitue une activité économique et traditionnelle majeure. Seulement, elle fait encore face à plusieurs réalités. Sur la liste, la pression sur les espaces pastoraux, les conflits d’usage des terres, l’insécurité, les contraintes fiscales, les difficultés d’application des politiques régionales etc. En ouverture des travaux, la Fao a réaffirmé sa détermination à accompagner les États et les acteurs concernés dans la promotion d’une transhumance transfrontalière apaisée, durable et mieux intégrée à l’échelle sous-régionale.
R.I




